5.7. Possibilites, d�veloppement du s�chage solaire des produits v�g�taux au Maroc
- M.A. El Mazhor
SITUATION ECONOMIQUE DU PAYS
Le Maroc, pays en voie de d�veloppement a opte, des son ind�pendance, pour une �conomie lib�rale se caract�risant par quatre �l�ments dominants :
Tout en ne n�gligeant aucun secteur d'activit�, la politique �conomique marocaine repose sur doux principes : la poursuite des efforts agricoles et le d�veloppement acc�l�r� du secteur industriel.
La priorit� accord�e au secteur agricole se justifie pour plusieurs facteurs socio-�conomiques notamment les ressources humaines qu'il faut faire vivre, la main-d'oeuvre qu'il emploie et sa participation dans la production int�rieure brute et dans le commerce ext�rieur national.
La superficie agricole utile (SAU) s'�l�ve � 7,9 millions d'hectares soit 11,45% de la superficie totale du pays.
Les plantations fruiti�res repr�sentant 6,3% do la SAU soit environ 500.000 ha dont plus de la moiti� est constitu�e d'oliviers. Les cultures mara�ch�res quant � elles occupent une superficie d'environ 120.000 hectares.
Si les fruits et les l�gumes occupent une faible partie de la SAU, ils interviennent par contre d'une mani�re tr�s notable dans les recettes des exploitations agricoles et sont consid�r�es de ce fait comme des cultures tr�s riches.
Sur le plan national, elles contribuent pour 11% chacun dans la formation de la PIB Agricole et interviennent pour plus de la moiti� dans la valeur des exportations agricoles.
Le Maroc de part sa situation g�ographique pr�sente des conditions climatiques favorables aussi bien pour la production de fruits et l�gumes que pour leur s�chage naturel.
PRODUITS LE PLUS SOUVENT COMMERCIALISES A L'ETAT SECHE
Les produits s�ch�s traditionnellement au Maroc comprennent des fruits, des l�gumes et d'autres plantes.
Parmi les fruits on recense les raisins, les figues, les prunes et les dattes.
Quant aux l�gumes il s'agit essentiellement des piments doux (niora), des piments forts et des oignons.
Los autres plant os s�ch�es sont le safran' la verveine, le thym, les roses, la menthe, etc...
TECHNIQUES TRADITIONNELLEMENT UTILISEES
Les techniques utilis�es sont tr�s rudimentaires et consistent a exposer au soleil des produits entiers s'ils sont de petites tailles (piments forts) ou tr�s riches en sucre (raisins, figues, prunes) ou des produits d�coup�s s'ils sont plus gros et riches en humidit� (oignons, piment doux).
L'exposition se fait Boit directement sur le sol en terre battue, sur les terrasses de constructions ou sur des aires du sol dur 5 ciment, soit sur les plateaux ou nattes tress�es et pos�es sur le sol ou sur les terrasses.
Certains produits re�oivent avant exposition au soleil un traitement pour conserver les couleurs, ou les caract�ristiques du produit (blanchiment des figues' sulfitage des raisins blancs).
Le stockage des produits s�ch�s se fait dans des sacs en papier ou en jute, dans des couffins ou en guirlande (figues suspendues).
QUALITE DES PRODUITS SECHES TRADITIONNELLEMENT
Pour les fruits:
- le calibrage est tr�s peu homog�ne sur pruneaux et figures,
- l'aspect g�n�ral est souvent peu engageant du fait de la pr�sence de poussi�re, de d�bris de v�g�taux,
- le go�t est normal et acceptable pour les raisins et les dattes mais tr�s variable et souvent acide pour les pruneaux et las figues,
- une l�g�re odeur de fermentation est constat�e pour les pruneaux et les figues on vrac.
Pour les l�gumes :
AMELIORATION DE LA QUANTITE
Les am�liorations � apporter aux techniques actuelles de s�chages solaire consistent � :
ETUDES ET RECHERCHES FAITES AU MAROC
Conscients de l'int�r�t qu'il y aurait � perfectionner les techniques traditionnelles de s�chage solaire, les responsables marocaine ont �tudi� et exp�rimentent plusieurs types de s�choirs solaires. Des essais de, pr�traitement de produits frais ont �t� �galement entrepris on vue de d�terminer le traitement ad�quat pour chaque type do produit a s�cher.
Par ailleurs un programme de d�veloppement du s�chage solaire en milieu rural a �t� lanc� en 1981 et est en cours d'application dans doux r�gions du pays.
Des centres de collecte ont �t� cr��s dans ces zones et ont �t� dot�s des moyens de traitement, de s�chage, et d'encadrement ad�quats. Les agriculteurs sont organis�s en coop�ratives autour de ces centres dont ils prennent en charge la gestion.
Ces centres de ramassage mettent � la disposition dos agriculteurs adh�rente le. s�choirs solaires' les caisses pour la livraison des produits s�ch�s et assurent leur approvisionnement en produite de pr�-traitement. En retour' les agriculteurs doivent s'engager � r�aliser le s�chage selon les techniques indiqu�es et � livrer leur production au centre de ramassage.
Le centre de ramassage paiera la production livr�e par les agriculteurs adh�rents ou non au comptant en servant en sus une prime la qualit�. Les r�sultats do la coop�rative permettront en fin de campagne la distribution d'une ristourne aux seuls adh�rents de la coop�rative.
Une unit� de conditionnement �rig�e en soci�t� anonyme, regroupera la production des diff�rents centres de collecte (coop�ratives) qu'elle commercialisera sur les march�s national et �tranger.
Les r�sultats encourageants enregistres aussi bien au niveau de la qualit� des fruits qu'au niveau de l'am�lioration des revenus des agriculteurs ont amen� le Minist�re de l'Agriculture et de la R�forme Agraire a envisager la multiplication des techniques de s�chage a travers toutes les r�gions de production concern�es.
La r�alisation de ces projets demandera � l'�tat un effort de financement suppl�mentaire auquel la participation de la FAO est vivement sollicit�e.