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CHAPITRE 1. SUJET ET CONTENU DU DOSSIER TECHNIQUE
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VIEW THE DOCUMENT1.2 Strat�gie nationale
VIEW THE DOCUMENT1.3 Importance du choix technologique
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Conservation des Fruits � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 244 p.)

CHAPITRE 1. SUJET ET CONTENU DU DOSSIER TECHNIQUE

1.1 N�cessit� d'une transformation des fruits

Les r�gimes alimentaires des populations des pays en d�veloppement sont principalement fond�s sur deux groupes d'aliments de base qui assurent l'essentiel de l'apport �nerg�tique. En effet, les produits v�g�taux repr�sentent dans les pays en d�veloppement plus de 90 pour cent des ressources en �nergie, les trois quarts �tant assur�es par les c�r�ales et les f�culents (racines et tubercules). On trouve principalement:

- des r�gimes � base de c�r�ales et de f�culents qui apportent 63 � 85 pour cent des calories (c'est le cas par exemple en Indon�sie, en C�te-d'Ivoire, au Br�sil et au Nig�ria);

- des r�gimes � base de c�r�ales qui repr�sentent � elles seules 50 � 75 pour cent des calories (comme au Bangladesh, au Maroc et au Mexique).

Les statistiques de production �tablies par la FAO montrent bien d'ailleurs l'importance quantitative de ces groupes d'aliments par rapport aux fruits (tableau 1).

Cependant, un r�gime alimentaire qui serait fond� uniquement sur des c�r�ales et des f�culents aboutirait non seulement � une carence calorique, mais aussi � des carences min�rales et � des avitaminoses comme le montre le tableau 2.

Une diversification de l'alimentation est donc n�cessaire. Les fruits, dont la pulpe est en g�n�ral peu riche en mati�res grasses (exception faite de l'olive et de l'avocat), sont par contre assez riches en glucides; certains d'entre eux, comme la datte et la ch�taigne, ont m�me une grande valeur �nerg�tique.

Tableau 1. Production dans les pays en d�veloppement (1980)

Type de produit

Tonnage (en milliers de t)

C�r�ales

811 381

Racines et tubercules

325 494

Fruits

165 835

Source: FAO, Annuaire de la production, vol. 35, 1981.

Mais c'est essentiellement sur le plan des vitamines et des sels min�raux que les fruits jouent un r�le nutritionnel pr�pond�rant. Leurs technologies de transformation devront donc pr�server au maximum ces qualit�s nutritionnelles, notamment en ce qui concerne:

- les apports min�raux:

· potassium (surtout olive, avocat, figue, datte, fruits secs);
· phosphore (noix de cajou);
· calcium (agrumes, datte, olive);
· magn�sium (banane, figue).

- les apports vitaminiques:

· vitamine C (surtout agrumes, kiwi, goyave, ch�taigne);
· provitamine A (kaki, mangue, avocat);
· vitamine B1 (banane, figue, ch�taigne);
· vitamine PP (datte, figue, avocat).

Tableau 2. Type de carences dans les r�gimes alimentaires de base des pays en d�veloppement

Insuffisance de l'apport

R�gime � base de c�r�ales et f�culents

R�gime � base de c�r�ales

Vitaminique A

oui

oui

Vitaminique B1

oui

oui (plus ou moins �limin�es par le traitement du grain)

Vitaminique B2

oui

oui

Vitaminique C

Perte sensible selon le traitement des tubercules

oui

Vitaminique PP

Variable selon les c�r�ales et tubercules

Variable selon les c�r�ales

Min�ral Potassium (K)

oui

oui

De nombreux probl�mes se posent toutefois quant � l'apport r�gulier de ces micronutriments dans l'alimentation quotidienne des populations des pays en d�veloppement, car les fruits sont des denr�es particuli�rement p�rissables et saisonni�res qui subissent apr�s r�colte des pertes de nature:

- quantitative: ces pertes sont tr�s importantes et difficiles � estimer (elles d�pendent du pays et de l'esp�ce fruiti�re consid�r�e, des conditions locales de transport et de stockage, du climat, etc.). Les pertes apr�s r�colte de la production mondiale fruiti�re avoisinent 40 pour cent. Celles de la production de mangues sont particuli�rement �lev�es dans les pays en d�veloppement;

- qualitative, dues � des d�gradations d'origine:

a) microbiologique: les fruits sont naturellement acides pour la plupart. Or, les levures et les moisissures se d�veloppent rapidement lorsque le pH atteint 4,5, provoquant des fermentations et des modifications gustatives (pH = indice d'acidit�);

b) chimique: la poursuite de l'�volution physiologique des fruits se traduit par un ramollissement de texture et une perte pond�rale (eau, sucre);

c) enzymatique: Les enzymes pr�sents dans les fruits ou apport�s par les micro-organismes provoquent des alt�rations de couleur et de texture.

La grenadille, par exemple, doit �tre transform�e imm�diatement apr�s r�colte ou sinon stock�e � basse temp�rature (inf�rieure � 6,5°C) et � forte humidit� relative (85-90 pour cent). La goyave, le litchi et le corossol sont sujets a d'importantes d�gradations (brunissement enzymatique, pertes par transpiration, attaques fongiques) s'ils ne sont pas rapidement transform�s.

Les causes de pertes sont nombreuses. Les principales d'entre elles sont �num�r�es ci-apr�s:

- le caract�re saisonnier des p�riodes de r�colte de la majorit� des fruits tropicaux entra�ne une saturation des march�s r�gionaux pendant des laps de temps courts. Le surplus de production est gaspill� faute de pouvoir �tre conserv� pour �tre commercialis� pendant les p�riodes de p�nurie. Le tableau 3 indique, � titre d'exemple, quelques p�riodes de production particuli�rement courtes pour certains pays et certains fruits.

- le stockage des fruits apr�s r�colte est en g�n�ral fait dans de mauvaises conditions, � l'air libre ou dans des locaux insalubres, de taille inadapt�e et n'offrant aucune protection contre les divers ravageurs (insectes, oiseaux, rongeurs et chauves-souris frugivores). Par exemple, en Afrique tropicale et en Inde, diff�rentes esp�ces de papillons piqueurs attaquent des fruits tr�s divers (mangues, agrumes, goyaves, bananes, avocats) et peuvent causer des pertes d�passant 60 pour cent;

- le stockage en vrac provoque des alt�rations des couches inf�rieures des fruits (pourriture des agrumes en entrep�t, par exemple) pouvant entra�ner une contamination en cha�ne du stock;

- le transport et la manutention des fruits sont souvent inadapt�s (taille et hygi�ne des v�hicules, infrastructures routi�res, transports en vrac et longues distances augmentent les risques de d�gradation).

Tableau 3. P�riodes de r�colte de certains fruits

Pays

Fruits

P�riodes de production

Cameroun

Corossol

Juin-juillet

S�n�gal

Tamarins

Avril-mai

Madagascar

Jujubes

Juillet

R�publique centrafricaine

Goyaves

Juillet-ao�t-septembre

R�union

Litchis

D�cembre-janvier

Equateur

Mangues

D�cembre-janvier

Guyane fran�aise

Ananas

Juin-juillet

Source: MULAT, Calendrier de production des esp�ces fruiti�res (R.A. 1968)

La transformation des fruits est un moyen de r�duire ces pertes quantitatives et qualitatives et permet de prolonger leur conservation, avec les cons�quences suivantes:

- formation, � partir des exc�dents de production, de stocks tampons de produits transform�s qui pourront �tre consomm�s pendant toute l'ann�e;

- limitation des d�gradations microbiologiques, chimiques et enzymatiques (par exemple, lutte contre les bact�ries par acidification des fruits � pH �lev�, lutte contre les moisissures et les levures par destruction partielle � la chaleur, lutte contre le blettissement et fl�trissement par cuisson, lutte contre les enzymes par blanchiment, sucrage ou acidification, etc);

- annulation de l'action n�faste des ravageurs pendant le stockage et r�duction des chocs m�caniques pendant le transport gr�ce au conditionnement des fruits transform�s.

Outre ces cons�quences d'ordre alimentaire, la transformation des fruits peut avoir un impact socio-�conomique tr�s important dans les zones rurales et urbaines d�favoris�es des pays en d�veloppement.

1.2 Strat�gie nationale

Devant l'�ventail des orientations technologiques et des �chelles de production et compte tenu des priorit�s nationales et r�gionales, les gouvernements doivent �tablir une strat�gie directionnelle visant la satisfaction optimale des besoins de leurs diff�rentes populations.

En ce qui concerne les fruits, plusieurs syst�mes destin�s � satisfaire des march�s diff�rents - comme les besoins des villes, l'alimentation des zones rurales ou l'exportation - peuvent fort bien cohabiter.

Il est toutefois n�cessaire de faire un choix pour d�terminer:

- la part des unit�s de production destin�e � l'exportation par rapport � celle des unit�s approvisionnant le march� local et leurs tailles respectives, en vue d'�quilibrer la balance commerciale du pays;

- le degr� de relation avec les investisseurs �trangers;

- les produits � d�velopper en fonction des mod�les de consommation actuels et pr�visionnels;

- une politique des prix p�riodiquement r�vis�e qui permette une accessibilit� des produits propos�s aux populations � faible revenu;

- une politique de l'emploi et une strat�gie d'am�nagement du territoire;

- l'organisation des circuits d'approvisionnement en produits frais et en intrants, ainsi que des circuits de distribution des produits transform�s;

- la mise en place d'une structure d'information, de vulgarisation, de formation et d'encadrement sur le terrain;

- la strat�gie de commercialisation � d�ployer en tenant compte de l'influence des march�s captifs institutionnels (�coles, arm�e, h�pitaux, etc.);

- l'aide � la recherche et au d�veloppement pour le perfectionnement des technologies am�lior�es mises en place et les innovations dans ce domaine.

1.3 Importance du choix technologique

La transformation des produits agricoles est directement reli�e, en amont, au syst�me de production. En assurant un d�bouch� aux produits frais, elle contribue � stabiliser la population agricole et l'incite � adapter sa production, en quantit� et en qualit�, aux besoins du march�.

En aval, la transformation est reli�e au syst�me de consommation puisqu'elle d�pend, pour un bon �coulement des produits finis, des habitudes alimentaires de la population et de ses revenus. En revanche, elle peut amener les consommateurs � modifier en partie leurs habitudes alimentaires en leur proposant des produits nouveaux. Enfin, elle est assujettie � l'action des agents ext�rieurs au syst�me (Etat, soci�t�s, constructeurs de mat�riels, etc.).

Le syst�me apr�s-r�colte, qui relie la production agricole � l'assiette du consommateur, inclut quatre sous-syst�mes caract�ris�s par des niveaux technologiques et des niveaux de commercialisation diff�rents:

- le sous-syst�me familial: il est le fait d'individus ou de groupes d'individus (familles) qui produisent pour leur consommation propre et commercialisent l'exc�dent de r�colte en l'�coulant apr�s l'avoir transform�, en vue d'acqu�rir des revenus marginaux. L'�chelle de vente est donc r�duite au quartier ou au village, et la technologie ne d�passe pas le stade du savoir-faire traditionnel;

- le sous-syst�me artisanal: le savoir-faire local est valoris� par une l�g�re m�canisation. La production est destin�e � la transformation qui procure des revenus et des emplois non forc�ment salari�s (il s'agit souvent d'une famille ou d'une famille �largie). Le circuit de distribution peut s'�tendre � plusieurs villages;

- le sous-syst�me mini- ou semi-industriel: il fait appel � une technologie l�g�rement plus pouss�e, tenant compte de l'acquis technique traditionnel ou introduisant des techniques import�es en les adaptant aux conditions locales (exemple: mini-conserverie). Il utilise une main-d'oeuvre en g�n�ral tr�s facilement disponible sur place et non n�cessairement qualifi�e. L'�chelle de commercialisation touche les bourgs ruraux et la p�riph�rie urbaine;

- le sous-syst�me industriel: il utilise des technologies de pointe, import�es le plus souvent, � haute intensit� de capital, et requiert une main-d'oeuvre sp�cialis�e. Il est souvent �tabli en zone urbaine ou portuaire et vise principalement l'approvisionnement des villes et l'exportation. Quelques complexes int�gr�s, install�s en zone rurale, sont destin�s � l'approvisionnement des march�s urbains.

La strat�gie nationale consiste � faire la part de chacun de ces sous-syst�mes dans son �conomie en fonction des capacit�s de production des agriculteurs en amont et du type de structure existant (nombre de consommateurs potentiels, niveau de revenu) qui absorbera les produits en aval, puisque les ensembles “production-transformation-consommation” d�pendent �troitement les uns des autres.

Or, le choix technologique d�pend de l'�chelle de transformation retenue et ce choix technologique a lui-m�me des cons�quences socio-�conomiques bien particuli�res. Au vu de ces cons�quences, les sous-syst�mes artisanal et mini-industriel paraissent apporter une r�ponse mieux appropri�e aux probl�mes des pays en d�veloppement, et cela pour les raisons suivantes:

- l'implantation, en zone rurale, d'unit�s de transformation orient�es vers le march� local, engendre la cr�ation d'emplois directs n�cessitant une main-d'oeuvre peu qualifi�e et contribue � ralentir l'exode de la population vers les villes;

- l'existence de d�bouch�s stables pour des produits finis Incite les paysans � accro�tre leur production agricole;

- la fixation du prix du produit transform� � un niveau donn� stable limite les fluctuations de prix entre les p�riodes de production et de p�nurie;

- le choix de techniques adapt�es au milieu, peu m�canis�es, faiblement exigeantes en capital, faisant appel au savoir-faire local et � des mati�res premi�res disponibles sur place, aboutit � la production d'aliments bon march�, � la port�e des populations � bas revenu et correspondant aux habitudes alimentaires locales;

- enfin, le sous-syst�me artisanal assure une certaine ind�pendance des pays en d�veloppement vis-�-vis des investisseurs �trangers, ceci � l'encontre des entreprises agro-industrielles � forte intensit� de capital, orient�es vers les cultures de rente et l'exportation de produits tropicaux vers les march�s occidentaux.

Pour ces raisons, le pr�sent dossier technique se limite � l'�tude des techniques de transformation applicables � l'�chelle artisanale ou mini-industrielle et laisse de c�t� les techniques industrielles sur lesquelles de nombreux ouvrages sont disponibles.

1.4 Choix des produits � transformer

Il a �t� n�cessaire de limiter cette �tude � une s�rie de fruits tropicaux (tableau 4) choisis en fonction de crit�res pr�cis:

- fruits consomm�s en grandes quantit�s soit � l'�tat frais, soit � l'�tat transform�, dans les zones rurales et urbaines d�favoris�es des pays en d�veloppement, et cela d'autant plus que leur p�riode de r�colte est courte (on tiendra compte de la r�partition des p�riodes de production des fruits dans le temps et par pays lors de l'�tude de la conception d'unit�s polyvalentes);

- fruits tr�s p�rissables et sujets � d'importantes pertes apr�s r�colte par suite de l'absence de structures de transformation; fruits constituant un apport nutritionnel important (sels min�raux, vitamines);

- fruits ne donnant pas obligatoirement lieu, par les proc�d�s de transformation qui leur sont appliqu�s, � des produits de consommation de luxe;

- enfin, fruits pour lesquels il existe une demande potentielle pour un ou plusieurs types de transformation.

Le tableau 5 fait �tat des crit�res de s�lection de certains fruits types qui ont �t� choisis pour illustrer l'�tude des diff�rents proc�d�s de transformation faisant l'objet des chapitres qui suivent. Les autres fruits ne seront pas n�glig�s pour autant, des indications leur �tant consacr�es en cas de n�cessit�.

Tableau 4. Classification des fruits �tudi�s

Fruits charnus

Fruits semi-charnus

Fruits compos�s

Syncarpes et sycones

Fruits secs

Gousses

Drupes (Fruits � noyau)

Baies (Fruits � p�pins)

Faux � fruits






Mangues
Olives
Avocats
Noix de coco
Jujubes
P�ches
Prunes mombin

Dattes
Agrumes
(oranges)
(kumquats)
Kakis
Raisins
Papayes
Poires
Kiwis
Melons
Mangoustans

Pommes
Pommes cajou

Bananes et plantains
Grenadilles
Litchis
Durians

Corossols
Cachimans

Ananas
Figues
Fruits � pain

Anacardes
Ch�taignes

Tamarins

1.5 Choix des techniques de transformation

Dans l'optique d'une �tude des sous-syst�mes de transformation artisanal et semi-industriel d�finis dans la section 1.3, les technologies qui entrent en ligne de compte seront s�lectionn�es en fonction:

- de crit�res technico-�conomiques; on choisira par exemple des techniques ayant un faible co�t d'investissement de production, fournissant des produits bon march� accessibles aux populations � faible revenu, ou des techniques de conception et d'utilisation simples ne faisant pas appel � une main-d'oeuvre tr�s qualifi�e;

- de crit�res socio-�conomiques; on adoptera par exemple des techniques se r�f�rant au savoir-faire traditionnel (tenant compte des habitudes alimentaires) en valorisant ses possibilit�s novatrices, ou encore des techniques utilisant les �nergies, mati�res premi�res et ressources humaines disponibles sur place.

Les transfonctions retenues, regroup�es en trois �tapes unitaires de travail distinctes, traiteront successivement:

- des pr�traitements tels que lavage, triage, parage, blanchiment, pr�chauffage, tamisage, etc;

- des techniques de conservation par voie physique (s�chage, pasteurisation), chimique (sucrage, addition de sel et de vinaigre) ou encore microbiologique (fermentations);

- des post-traitements tels que refroidissement, dessalage, conditionnements, etc., les techniques g�n�rales d'emballage faisant l'objet du chapitre 8.

Tableau 5. Caract�ristiques de quelques fruits


Production
R�partition g�ographique

P�rissabilit�
Pertes apr�s r�colte

Crit�res nutritionnels

Transformations

Agrumes

Tr�s importante (oranges surtout)


Vitamine C

Boissons, etc.

Dattes

Importante (surtout au Proche-Orient)


Apport �nerg�tique
Apport min�ral (Potassium et calcium)

S�chage, surtout

Mangues

Importante, dans toutes les r�gions

Oui

Vitamine A

Utilisation des fruits verts et m�rs

Goyaves


Oui

Vitamine C

Consommation importante de produits transform�s (ex: p�te de goyave en Am�rique latine)

Past�ques

Tr�s importante

Oui



Bananes et plantains

Tr�s importante, large r�partition


Apport �nerg�tique
Vitamine B1
Magn�sium
Source d'amidon (la banane plantain est la base alimentaire en Ouganda et en Tanzanie)

Nombreuses

Olives

Bassin m�diterran�en


Lipides
Vitamine A
Potassium
Calcium (teneur presque identique � celle du lait de vache)

Sp�cifique de la conservation en saumure.
N�cessit� d'une transformation pour l'olive verte (am�re et non directement consommable)

Ananas

Importante



Importantes

Tamarins



Apport glucidique Propri�t�s anti-scorbut et laxatives

Importance des boissons (Afrique et Am�rique latine)

Grenadilles

Large r�partition

Oui


N�cessite une transformation (forte teneur en acides). Ar�me et saveur tr�s appr�ci�s

Litchis

Surtout en Asie tropicale

Oui


P�riode de r�colte tr�s courte (2 mois) d'o� n�cessit� d'une transformation pour l'approvisionnement en p�riode de p�nurie

1.6 Effets sur l'environnement

L'impact �cologique, �nerg�tique, �conomique et social des technologies consid�r�es dans le pr�sent dossier technique est trait� au chapitre 10; les cas particuliers sp�cifiques � chaque produit seront toutefois expos�s dans les chapitres concernant leur transformation.

Il s'agit en fait de tirer le meilleur parti des ressources naturelles et des mati�res premi�res disponibles, de mani�re � ce que la technologie employ�e s'int�gre au milieu de la fa�on la plus harmonieuse possible. Il faut, � cette fin, consid�rer:

- la compatibilit� du processus de transformation avec les sources d'�nergie disponibles de la zone consid�r�e;

- le recyclage des d�chets en vue de l'alimentation animale, de la fabrication de mat�riaux de construction, de la production de combustibles (charbon de bois, alcool, m�thane) ou d'�l�ments fertilisants pour les cultures, ainsi que d'autres utilisations industrielles sp�cifiques, comme l'extraction de pectines et d'huiles essentielles � partir d'�corces d'agrumes et de mangues, mais qui font souvent appel � des technologies de pointe;

- l'utilisation ou l'�puration des eaux us�es;

- dans le cadre de l'int�gration de la technologie au milieu humain, la valeur nutritionnelle des produits transform�s en tenant compte, si possible, des carences en vitamines et �l�ments min�raux.

1.7 Public concern� par le pr�sent dossier

Par ses aspects techniques, mais �galement du fait des cons�quences socio-�conomiques qu'elle peut avoir, cette �tude sur la transformation des fruits s'adresse non seulement aux d�cideurs gouvernementaux responsables de la d�finition des strat�gies nationales, aux investisseurs locaux et aux artisans (fabricants de mat�riels) responsables de la transformation des produits agricoles, mais �galement aux producteurs qu'il est d'ailleurs souhaitable, pour une meilleure efficacit� du syst�me et au profit du d�veloppement rural, de regrouper en association avec les transformateurs.

Les technologies et les produits transform�s qui vont �tre �tudi�s sont pr�sent�s sch�matiquement dans le tableau 6.

Tableau 6. Fruits et techniques de transformation

Techniques de transformation

Fruits charnus

Fruits semi-charnus

Fruits compos�s

Syncarpes et sycones

Fruits secs

Gousses


Drupes (fruits � noyau)

Baies (fruits � p�pins)

Faux fruits






S�chage


- fruits secs

Abricots
Mangues
Noix de coco

Kakis
Dattes
Raisins
Papayes


Bananes
Litchis


Ananas
Figues

Anacardes
Ch�taignes



- farines


Dattes


Bananes



Ch�taignes


Sucrage


- confitures, marmelades

Mangues
Abricots

Past�ques
Agrumes
Goyaves
Kiwis
Kakis
Melons

Pommes
Pommes de cajou

Bananes
Litchis

Corossols

Ananas
Figues

Ch�taignes

Tamarins


- gel�es

Mangues

Goyaves
Kakis


Grenadilles

Corossols





- p�tes de fruits

Mangues

Goyaves
Agrumes
Dattes

Pommes

Bananes


Figues




- sirops

Noix de coco

Agrumes

Pommes de cajou

Grenadilles


Ananas


Tamarins


- fruits confits

Mangues
Olives
Abricots

Agrumes
Kumquats
Papayes
Melons
Past�ques
Kiwis
Raisins

Pommes de cajou

Bananes


Ananas
Figues

Ch�taignes


Chaleur (pasteurisation)


- jus et nectars

Mangues
Abricots

Agrumes
Goyaves
Raisins
Past�ques
Papayes

Pommes
Pommes de cajou

Grenadilles

Ananas

Tamarins


- pur�es et compotes

Mangues Abricots

Agrumes
Papayes
Goyaves

Pommes

Bananes

Ch�taignes


- fruits au naturel et au sirop

Mangues
Abricots

Papayes
Goyaves
Agrumes
Raisins
Past�ques
Melons
Dattes

Pommes
Pommes de cajou

Litchis

Ananas
Figues

Ch�taignes

Sel et vinaigre


- sans fermentation (sel)

Olives







- avec fermentation: sel

Olives

Agrumes (�corces)








sel + vinaigre (pickles)

Mangues (vertes)
Abricots

Past�ques
Melons
Goyaves
Agrumes
Raisins

Pommes








sucre + sel + vinaigre (chutneys)

Mangues (vertes)
Abricots

Melons
Goyaves
Raisins

Pommes de cajou

Figues

Tamarins

Fermentation


- vin

Mangues

Dattes
Agrumes
Raisins

Pommes de cajou

Bananes

Ananas

Tamarins


- bi�re




Bananes et plantains






- vinaigre

Mangues

Dattes
Agrumes
Goyaves

Pommes

Bananes

Corossols

Ananas



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