Le s�chage consiste � �liminer partiellement ou totalement l'eau contenue dans les fruits par l'action combin�e de la chaleur et de la ventilation.
Il provoque divers changements physiologiques (diminution de volume, concentration des sucres, etc.) tandis que certains processus chimiques internes aux fruits sont stabilis�s, ce qui conf�re aux produits une meilleure aptitude au stockage et une dur�e de conservation beaucoup plus longue.
En r�gle g�n�rale, la teneur en eau r�siduelle des fruits s�ch�s ne doit pas d�passer 23-24 pour cent. (Les fruits d�shydrat�s destin�s � �tre r�duits en farine doivent avoir une humidit� finale bien plus faible, de l'ordre de 8 � 10 pour cent.)
Le s�chage s'applique � l'�chelle artisanale aussi bien qu'� l'�chelle semi-industrielle, la diff�rence essentielle r�sidant dans le dimensionnement du mat�riel et le type d'�nergie utilis�e. Les s�choirs d�crits dans ce chapitre permettent de traiter de 50 kg � plusieurs tonnes de fruits frais par jour.
Les �tapes successives de la conservation par le s�chage sont sch�matis�es par la figure 29. Elles n'interviennent cependant pas toujours toutes et dans le m�me ordre, selon les fruits.
Figure 29. S�quence g�n�rale des op�rations de conservation par s�chage
Triage
¯
Nettoyage,
lavage
¯
Pr�paration des fruits
¯
Blanchiment
ou
Traitement par des agents de
conservation
¯
|
S�chage |
¯
Refroidissement
¯
Triage
¯
Ressuage
¯
Autres traitements sp�cifiques
¯
Conditionnement
Tableau 8. Ordre des �tapes de pr�traitement avant s�chage, selon les fruits
| |
Mangues Papayes |
Abricots |
Pommes |
Dattes |
Raisins |
Kakis |
Bananes et plantains (ligne farine) |
Bananes |
Litchis |
Ananas |
Figues |
Ch�taignes (ligne farine) |
Anacardes |
Noix de coco (ligne coco r�p�) |
|
Triage |
X |
X |
X |
X |
X | |
X |
X |
X |
X |
X |
X |
X |
X |
|
Nettoyage, lavage |
X |
X |
X |
X |
X | |
X |
X | | |
X |
X |
X |
X |
|
Epluchage |
X | |
X | | |
X |
X |
X |
X |
X | | |
S�parer noix et |
D�bourrage |
|
Parage |
X |
X |
X | | | | | | |
X | | |
pommes avant lavage |
D�coquage |
|
D�noyautage |
X |
X | | | | | | | | | | |
Humidification |
Epluchage |
|
Ep�pinage | |
|
X | | | | | | | | | |
Ressuyage |
D�coupage en deux |
|
D�coupage |
X |
X |
X | | |
X |
X |
X | |
X | | |
Calibrage | |
|
Blanchiment |
X | |
X |
X | | | | |
X |
X |
X | |
Traitement � la |
|
|
Traitement par agents de conservation |
X |
X |
X | |
X | | | | |
X |
X | |
chaleur | |
|
Autres | | | | | | | | | | | | |
D�corticage |
Pasteurisation |
Ceux-ci sont n�cessaires pour:
- assurer une bonne qualit� microbiologique des produits finis;
- pr�server les vitamines et les ar�mes des fruits;
- prot�ger les tanins et les colorants naturels contenus dans les fruits;
- favoriser un s�chage aussi homog�ne que possible.
Les pr�traitements ont �t� �tudi�s au chapitre 2. Seuls les compl�ments n�cessaires et sp�cifiques des fruits et de la conservation par le s�chage sont expos�s ici.
L'ordre des �tapes de pr�traitement avant s�chage, selon l'esp�ce fruiti�re envisag�e, est indiqu� au tableau 8.
a) Compl�ments concernant le lavage
Le tableau 9 fournit des pr�cisions � ce sujet. Les lavages en solution alcaline doivent toujours �tre suivis d'un rin�age � l'eau froide.
Tableau 9. Lavage des fruits avant s�chage - Cas particuliers
|
Fruits |
M�thodes et temps de lavage |
Liquide utilis� |
|
Mangues, papayes |
Trempage quelques minutes |
Solution de m�tabisulfite de soude (0,75 g par l d'eau) |
|
Abricots |
Trempage ou aspersion |
Eau froide |
|
Dattes |
Nettoyage � sec, puis aspersion |
Solution d�tergente |
|
Raisins (vari�t�s muscat et blanco) |
Trempage 4 s |
Soude: 4 � 5,6 g/l eau � 93°C, ou 3 g/l eau � 100°C |
|
(vari�t� sultanine) |
Trempage 3 � 6 s ou trempage � froid 30 mn |
Soude (� 0,1-0,75%) |
|
(vari�t� corinthe) |
Pas de lavage |
|
|
Bananes et plantains |
3 lavages: une dizaine de minutes |
Eau froide |
|
Anacardes |
Nettoyage � sec, puis trempage |
Eau froide |
|
Figues |
Trempage 10 � 15 s |
Solution bouillante � 12 g de chaux par litre ou 1% de soude |
b) Compl�ments concernant le d�coupage
Les fruits sont coupes en deux, en rondelles, en tranches ou en quartiers, ou laiss�s entiers. L'�paisseur des tranches varie de 7 � 10 mm. Le tableau 10 pr�cise la forme des morceaux d�sir�s.
c) Compl�ments concernant le blanchiment des fruits
Le blanchiment est rarement utilis� pour les fruits en tant que pr�traitement avant le s�chage. On pr�f�re employer des agents de conservation, en particulier le soufre, dont le r�le est similaire � celui du blanchiment.
Le tableau 11 indique les fruits qui sont blanchis et la m�thode utilis�e.
Tableau 10. Modes de d�coupage avant s�chage
|
Fruits |
Modes de d�coupage |
|
Mangues, papayes |
Tranches |
|
Abricots |
En deux |
|
Pommes |
Quartiers, tranches |
|
Noix de coco |
En deux |
|
Dattes |
Entiers |
|
Raisins |
Entiers |
|
Kakis |
Quartiers |
|
Plantains |
Rondelles |
|
Bananes |
Rondelles, tranches, en deux ou entiers |
|
Litchis |
Entiers |
|
Ananas |
Tranches |
|
Figues |
Entiers |
|
Ch�taignes |
Entiers |
|
Anacardes |
Entiers |
Tableau 11. M�thodes de blanchiment avant s�chage
|
Fruit |
M�thodes de blanchiment |
|
Mangues, papayes |
A l'eau � 56°C pendant 1 mn (il s'agit simplement d'une inhibition des spores de surface venues en contact avec la chair du fruit lors de l'�pluchage) |
|
Abricots |
A la vapeur, 5 mn (avant s�chage non solaire seulement) |
|
Pommes |
A l'eau bouillante, 10 mn |
|
Bananes et plantains |
A l'eau bouillante, 5 mn |
|
Ananas |
A la vapeur, 10 mn, facultatif |
|
Figues |
A la vapeur, 2 mn, ou � l'eau bouillante sal�e (40 g de sel et 5 g de m�tabisulfite par litre d'eau), 40 � 60 s |
|
Litchis |
A la vapeur, 7 s (suivi d'un trempage dans une solution de 5-10 pour cent d'acide citrique et 2 pour cent de sel pendant 2 mn) |
|
Dattes trop astringentes ou trop s�ches |
A la vapeur ou � l'eau bouillante |
d) Compl�ments concernant le traitement par agents de conservation
Cette technique est plus employ�e que le blanchiment pour le pr�traitement des fruits � s�cher. Le tableau 12 donne des pr�cisions sur le soufrage et la sulfitation des diff�rents fruits. Le temps de soufrage est souvent plus long lorsqu'on effectue ensuite un s�chage au soleil.
e) Pr�traitement de la noix de coco
La pulpe de la noix de coco subit une pasteurisation par trempage pendant 1 mn 30 s dans un bain d'eau bouillante. Le mat�riel pr�vu � cet effet et la technique utilis�e sont expos�s au chapitre 5.
Elle est ensuite r�p�e apr�s rin�age � l'eau froide. Il s'agit de r�duire les deux moiti�s de l'amande de la noix de coco (pulpe) en petits filaments tr�s fins et non en pur�e (ce qui serait le cas si l'on utilisait le broyage, par exemple), pour que le s�chage soit rapide et homog�ne et pour une question de pr�sentation du produit. Le r�page peut se faire:
- manuellement, avec une r�pe ou toute autre surface m�tallique perfor�e et munie d'encoches;- m�caniquement, avec une r�pe � cylindre (figure 30a) ou une r�pe � disque (figure 30b).
Les r�pes � cylindre peuvent �tre construites sur le m�me principe (cylindre abrasif en t�le perfor�e) ou peuvent d�chiqueter le produit au moyen de lames fix�es sur le cylindre. L'alimentation est lat�rale.
La r�pe � disque comporte un disque abrasif horizontal entra�n� par un moteur. Le produit est introduit dans la machine par une tr�mie d'alimentation situ�e au-dessus du disque.
Le s�chage, on l'a vu, consiste � �liminer par �vaporation progressive et partielle l'eau de constitution des fruits.
La r�duction de la teneur en eau permet d'accro�tre la dur�e de conservation, car elle emp�che la prolif�ration des micro-organismes qui ne peuvent se d�velopper qu'� partir d'un certain seuil d'activit� de l'eau.
Pendant le s�chage, il se produit simultan�ment un transfert de chaleur et un transfert de masse. Le mode de s�chage convenant le mieux dans le cas des fruits est le s�chage par rayonnement et convection. Le fluide caloporteur choisi, l'air, est sec au d�part et se charge de l'humidit� du produit en passant au travers ou au contact de celui-ci.
D'un usage ais�, peu on�reux, l'air permet de r�aliser un s�chage naturel et d'�viter tout risque de surchauffe et de perte de jus des fruits. Le moyen le plus simple, utilis� de mani�re traditionnelle, consiste � exposer les fruits au soleil, sur des claies ou � m�me le sol.
Tableau 12. Traitements par agents de conservation avant s�chage
|
Fruits |
Avant s�chage solaire |
Avant s�chage non solaire |
|
Mangues, papayes |
300 g de m�tabisulfite de sodium/100 kg de fruits + acide citrique (0,25% en poids) ou jus de lime | |
|
Abricots |
250 � 300 g/100 kg de soufre. |
300 � 400 g/100 kg de S |
|
Pommes |
200 � 300 g de soufre/100 kg |
Soufrage = 45 � 90 mn avant tranchage 30 � 40 mn apr�s tranchage (avec un soufrage suppl�mentaire parfois pendant les 3 � 5 premi�res heures de s�chage) |
|
|
ou solution � 2-3% de bisulfite (sulfitage) | |
|
Dattes |
Pas de traitement au soufre, mais fumigation au bromure de m�thyle avant tout pr�traitement contre les insectes | |
|
Raisins |
3 � 5 h de soufrage (sultanines) |
3 h de soufrage |
|
Kakis |
Non, sinon il reste astringent | |
|
Bananes |
300 g m�tabisulfite de sodium/100 l (c'est-�-dire 2 000 ppm SO2) sulfitage 1 mn |
Soufrage = 400 g de soufre/100 kg de fruits + 3% de nitrate de sodium Sulfitage = 800 g SO2/100 l + 300 g d'acide citrique, 2-3 mn |
|
Plantains |
M�me traitement que les bananes, mais temps plus court |
M�me traitement que ci-dessus, mais temps plus court |
|
Litchis | |
|
|
Ananas | |
Soufrage = 1 h ou 45 mn si blanchiment pr�alable (2% de SO2 en volume) ou sulfitage = solution de bisulfite de sodium � 1% |
|
Figues |
Soufrage = 35 � 50 g S/m3 de chambre, 1 � 3 h |
|
Figure 30. R�page
a) R�pe � cylindre
b) R�pe � moteur et � disque perfor� avec alimentation par le haut
Bien que le mat�riel utilis� dans ce cas soit de conception et d'utilisation faciles, que le co�t de fonctionnement soit nul et que le go�t des produits s�ch�s soit souvent meilleur, il est recommand� d'am�liorer ce syst�me. En effet le s�chage naturel au soleil pr�sente beaucoup d'inconv�nients: il entra�ne, en particulier, une perte importante de vitamines par photo-oxydation, une d�coloration des produits, une perte de sucre par respiration ou fermentation, des ph�nom�nes de brunissement, une grande lenteur de s�chage due � une mauvaise a�ration ainsi qu'un risque de contamination par la poussi�re ou les insectes.
Nous �tudierons successivement:
- le s�chage naturel am�lior�, avec utilisation de l'�nergie du soleil, parfois coupl�e � celle du vent, sans aucun syst�me de captage d'�nergie;- le s�chage solaire (direct, indirect ou mixte) avec syst�me de captage d'�nergie;
- le s�chage par combustion de divers combustibles (fuel, bois, gaz, �lectricit�, biomasse).
Un mode de s�chage par conduction, c'est-�-dire par mise en contact avec une surface chaude, sera �galement mentionn�.
A l'�chelle artisanale, le s�chage par �nergie solaire ou par combustion de biomasse para�t mieux appropri� en raison des capacit�s moins importantes � traiter, de la facilit� d'approvisionnement en combustible et du moindre co�t d'utilisation de l'�nergie solaire. Le s�chage � l'�chelle semi-industrielle, quant � lui, requiert des techniques et des mat�riels adapt�s � de plus forts tonnages, ainsi qu'une r�gularit� dans la cadence de traitement excluant toute d�pendance vis-�-vis des ph�nom�nes climatiques. Il conviendra de s'int�resser dans ce cas au s�chage par utilisation de fuel, de gaz, etc., ou au s�chage hybride (utilisation d'�nergie solaire et d'une autre forme d'�nergie). Ces techniques sont plus on�reuses, mais les mat�riels ont une plus grande dur�e de vie et peuvent �tre amortis sur une p�riode plus longue.
a) S�chage naturel am�lior�
Il associe le s�chage par exposition directe aux rayons du soleil au s�chage � l'ombre.
Par son co�t de fonctionnement nul et l'utilisation de mat�riaux locaux, cette m�thode allie un rapport revenu/investissement �lev� � des capacit�s initiales de traitement faibles mais facilement extensibles par simple juxtaposition de mat�riel. Le seul probl�me est celui de la qualit� du produit fini, � cause des inconv�nients pr�c�demment cit�s.
Le s�chage � l'ombre permet d'�viter les ph�nom�nes de brunissement et les pertes de vitamines et il pr�serve la couleur des fruits. De plus, il ne prend gu�re plus de temps que le s�chage naturel au soleil et n�cessite moins de place; pour cette raison, on compl�te souvent celui-ci par un s�chage � l'ombre.
Le s�chage naturel est �videmment fonction des conditions climatiques locales: vitesse du vent, humidit� relative de l'air, insolation, etc. Il exige par ailleurs des conditions sanitaires tr�s strictes, mais qui sont souvent difficiles � respecter.
b) S�chage solaire
Celui-ci assure, par rapport au pr�c�dent, une protection et une hygi�ne meilleure des fruits � s�cher et permet de diminuer les temps de s�chage. Mais les mat�riels employ�s, on�reux, sont souvent de faible capacit�.
Ce mode de s�chage comprend un dispositif de captage d'�nergie qui permet un r�chauffement de l'air plus rapide et favorise un s�chage homog�ne.
La ventilation se fait par thermocirculation (pouvant �tre facilit�e par un effet chemin�e) ou par l'interm�diaire d'un moyen m�canique (ventilateur).
Les fruits sont dispos�s:
- soit au soleil, et le s�chage dans ce cas est le r�sultat de l'exposition au rayonnement solaire et � l'air pr�chauff� dans le dispositif de captage;
· premier cas: le dispositif en question est situ� au-dessus des produits et chauffe ceux-ci en m�me temps que l'air: c'est le s�chage direct;· second cas: le dispositif est ind�pendant et n'assure que le r�chauffage de l'air, les fruits restant toujours au soleil. Ce type de s�chage est appel� mixte;
- soit � l'ombre, ce qui �limine les effets n�fastes de l'exposition au rayonnement solaire. Le s�chage dans ce cas se fait uniquement par convection (action de l'air chaud) et est d�nomm� indirect.
c) S�chage par combustion
Le combustible utilis� (bois, biomasse, fuel, gaz, etc.) a pour r�le:
- de chauffer l'air qui, au contact du produit, assurera le s�chage (convection); ou- de chauffer une surface qui transmettra la chaleur qu'elle a emmagasin�e au produit d�pos� sur elle (conduction). Ce mode de s�chage ne s'applique pratiquement pas aux fruits, car il engendre des temp�ratures trop �lev�es et des risques de surchauffe localis�e (on ne l'utilise que pour les fruits secs comme l'anarcade).
Le s�chage par combustion pr�sente des avantages et des inconv�nients. Les rendements obtenus sont plus importants, les produits finis ont un aspect plus attrayant, le s�chage est plus homog�ne et plus facilement contr�lable et les mat�riels utilis�s, polyvalents et d'une capacit� importante, ont une dur�e de vie plus longue. Les inconv�nients sont li�s � un investissement plus �lev� ainsi qu'� des co�ts de fonctionnement �lev�s, en raison notamment du prix de l'�nergie (sauf en cas de valorisation de la biomasse).
Il est parfois conseill� d'effectuer un pr�s�chage au soleil pour �liminer la couleur verte pouvant exister sur les fruits (chlorophylle). Cette phase consiste en un fl�trissage du produit.
On peut �galement fractionner le s�chage par combustion en plusieurs �tapes: c'est le cas par exemple de la m�thode DBD (dry blanch dry) qui consiste en une d�shydratation partielle (jusqu'� obtention d'un poids de 40 � 60 pour cent du poids initial), puis en un blanchiment � la vapeur suivi de l'ach�vement du s�chage.
De cette fa�on, les fruits conservent facilement la plus grande partie de leurs vitamines (les abricots, par exemple, en conservent 50 pour cent de plus que s'ils avaient �t� s�ch�s au soleil).
Un ou deux exemples types de s�choirs sont donn�s en reprenant la classification de la section 3.3.1. Le tableau 13 indique les caract�ristiques principales de ces appareils, qui peuvent s'appliquer � tous les fruits.
S�choirs naturels am�lior�s
a) Au soleil: s�choir � claies sur rails (figure 31). Il s'agit d'un syst�me de claies sur�lev�es, plac�es � 1 m au moins du sol pour assurer une bonne ventilation des produits; ces claies sont mont�es sur rails pour que l'on puisse les rentrer sous abri en cas de temps pluvieux et durant la nuit. Les claies doivent permettre le passage de l'air: on utilise a cette fin un treillis m�tallique (acier inoxydable), de l'osier tress� ou encore une moustiquaire de nylon; le cadre peut �tre en bambou, en bois ou en m�tal. Une autre possibilit� consiste � fabriquer des aires ciment�es ou recouvertes de plastique; il faut dans ce cas remuer tr�s souvent les produits pour assurer une bonne a�ration.
b) A l'ombre: s�choir � crib abrit� (figure 32). Plusieurs treillis m�talliques en couches superpos�es reposent sur des c�bles longitudinaux fix�s � des traverses en bois, elles-m�mes rattach�es � des poteaux d'angle. L'ensemble est recouvert d'un auvent assurant une protection contre la pluie et le rayonnement solaire incident. Le s�choir doit �tre orient� nord-sud afin d'utiliser le soleil en d�but de matin�e et en fin d'apr�s-midi pour le r�chauffement du produit lui-m�me. L'�nergie solaire a pour seul r�le de r�chauffer l'air qui viendra en contact avec les fruits. Il s'agit d'un s�choir �olien qui peut �tre efficace m�me par faible vent, � condition que l'humidit� relative de l'air n'exc�de pas 60 pour cent.
S�choirs solaires
a) S�choir direct: s�choir-coffre (figure 33). Dans ce cas, les produits re�oivent directement les rayons solaires, mais ceux-ci sont amplifi�s par un syst�me de serre. Le capteur solaire (d�crit en b) ci-apr�s) et l'enceinte de s�chage sont r�unis en une bo�te constitu�e d'un vitrage laissant filtrer le rayonnement et d'une isolation arri�re permettant d'�viter les d�perditions de chaleur. La bo�te est perc�e d'orifices assurant le passage de l'air; les fruits, dispos�s sur des plateaux, jouent le r�le d'absorbeur.
Le s�choir est divis� en compartiments ayant chacun une alimentation en air ind�pendante afin d'�viter toute circulation d'air inutile. La circulation de l'air se fait par convection naturelle (lorsque l'air s'�chauffe, sa densit� diminue; �tant plus l�ger, il s'�chappe par les orifices sup�rieurs du s�choir). L'inclinaison du vitrage doit �tre choisie en fonction de la latitude du lieu. La capacit� peut �tre augment�e par simple multiplication des compartiments.
b) S�choir indirect (figure 34). Les s�choirs indirects fonctionnent selon le principe suivant: l'air pr�chauff� dans un capteur solaire passe dans une enceinte de s�chage o� s'effectue la d�shydratation des fruits. On utilise des capteurs plans, plus pratiques et moins on�reux. Leur rendement (�nergie fournie au fluide caloporteur - l'air - divis�e par l'�nergie solaire frappant la surface du capteur) est bon et varie entre 50 et 80 pour cent; il diminue cependant avec l'augmentation de la temp�rature. Les s�choirs indirects comprennent trois parties (figure 35):
- une surface transparente (verre ou plastique) laissant filtrer les rayons solaires;- une surface absorbante situ�e imm�diatement sous la pr�c�dente, de couleur g�n�ralement fonc�e, et constitu�e de fibres de coco, de copeaux de bols ou de verre, de tubes soud�s sur une t�le noircie, etc.;
- un caisson d'isolation (laine de verre, copeaux, agglom�r�, b�ton cellulaire, etc.) constituant le fond et les c�t�s du capteur et ayant pour r�le de limiter les pertes thermiques. Les parois du capteur sont perc�es d'orifices permettant le passage de l'air.
Figure 33. S�choir-coffre
Tableau 13. Caract�ristiques de quelques s�choirs solaires
|
Types de s�choir |
Constructeur* |
Mat�riaux |
Dimensions |
Exigences climatiques |
Co�t de construction |
Co�t de fonctionnement (hors main-d'oeuvre) |
Ventilation |
Capacit� |
Temps et temp�rature de s�chage |
Possibilit� d'extension |
Dur�e de vie |
Remarques |
|
S�choir � claies sur rails (figure 31) |
CENICAFE |
Bois (claies) |
2 m2/claie |
Forte irradiation solaire |
1,2 � 2 dollars/m2 de claie |
Nul |
De surface |
Jusqu'� 10 kg/m2 en monocouche |
Abricots: 1 � 4 jours a temp�rature ambiante |
Juxtaposition de modules |
Faible |
|
|
S�choir � crib abrit� (figure 34) |
CSIRO |
Treillis m�tallique |
Longueur: 50 m |
Climat aride |
Inconnu |
Nul |
De surface (espacement plus grand des �tages inf�rieurs pour faciliter le passage de l'air) |
20 kg/m2 (surface totale de s�chage: 480 m2) |
Raisins: 7 � 14 jours (5 semaines si pas de pr�traitement) � temp�rature ambiante |
Augmentation de la longueur jusqu'� 100 m |
20 � 40 ans |
Orientation N-S; transformable en s�choir artificiel par entourage de plastique et insufflation d'air pr�chauff� par combustible |
|
S�choir-coffre (figure 35) |
H.C. Agrawal et S.G. Kapoor, Indian Institute of Technology Inde |
Structure: bois, bambou, m�tal, brique |
Longueur: 2 m |
Si faible ensoleillement et forte humidit� relative, diminuer la
charge |
14 � 20 dollars/m2 |
20% au maximum du co�t de construction (2,8-5,5 dollars/m2) |
Convection naturelle |
7,5 kg/m2 |
Abricots: 2 jours (66°C max.) |
Adjonction de nouveaux compartiments avec la condition longueur: largeur = 3 |
10 ans (avec couverture plastique, 5 ans) |
Risques de temp�ratures trop �lev�es |
|
Armoire de s�chage (figure 36) |
Institut de physique m�t�orologique S�n�gal |
Bois, ciment, b�ton (structure) |
25 m2 de claies au total |
Forte irradiation solaire |
6 000 dollars (amortissable en 2 ans) |
Nul (sauf pour le ventilateur) |
Convection forc�e (d�bit 1 200 m3/h) |
250 kg (10 kg/m2) |
Moyenne (tous fruits) |
Juxtaposition de modules | |
Effectuer une rotation des plateaux Contr�le de la temp�rature par action sur le ventilateur |
|
S�choir mixte a ventilation �olienne (figure 37) |
Brace Research Institute Canada |
Bois |
10 plateaux sur 5 �tages |
L'inclinaison du collecteur est fonction de la r�gion et de la
saison |
17 dollars/m2 de surface de s�chage |
Nul |
Convection forc�e (ventilateur �olien) |
5 � 15 kg/m2 |
Moyenne (tous fruits) |
Juxtaposition de modules |
7 � 8 ans (plastique remplac� annuellement) |
Orientation N-S. Effectuer une rotation des plateaux, ceux du haut s�chant moins vite |
* Pour les adresses, se r�f�rer � l'annexe III.
Ces capteurs permettent d'obtenir des temp�ratures de l'air allant jusqu'� 80°C, ce qui est tr�s convenable pour le s�chage des fruits et assure la pr�servation de leurs qualit�s nutritives et organoleptiques.
La circulation de l'air peut �tre assur�e par convection naturelle, (c'est-�-dire thermocirculation) ou par convection forc�e, l'air �tant dans ce cas puls� par un moyen m�canique (ventilateur, par exemple). L'air s'�chauffe soit en traversant l'absorbeur, soit en l�chant la surface de celui-ci.
La figure 35 illustre un type de s�choir r�pondant au deuxi�me cas, l'armoire de s�chage � capteur plan. L'enceinte de s�chage est isol�e thermiquement et contient une s�rie de claies superpos�es sur lesquelles sont dispos�s les fruits. L'ouverture de chargement est en arri�re. L'air pr�chauff� dans le capteur circule de bas en haut et est �vacu� par des orifices situ�s � l'extr�mit� sup�rieure de l'armoire; un ventilateur, plac� lui aussi � la partie sup�rieure, facilite la circulation de l'air.
c) S�choir mixte. Le s�choir � ventilation �olienne illustr� � la figure 36 est constitu� d'un capteur plan � air et d'une enceinte de s�chage solaris�e, c'est-�-dire comportant sur trois de ses c�t�s (est, sud et ouest) des panneaux vitr�s laissant filtrer le rayonnement solaire. Les autres panneaux (nord et partie sup�rieure) sont peints en noir et faits de mat�riaux isolants. La circulation de l'air est facilit�e par un autogire (ventilateur �olien) plac� � l'extr�mit� d'une chemin�e.
S�choirs par combustion
Le tableau 14 r�sume les principales caract�ristiques de ces s�choirs.
a) S�choirs � convection. L'air chaud entre directement en contact avec le produit � s�cher, qui se trouve:
- immobile, �tal� sur une couche �paisse de 10 � 30 cm: dans ce cas, le s�choir est du type touraille;- immobile, �tal� sur plusieurs couches fines de 5 cm superpos�es sur un jeu de claies; le s�choir est du type armoire, �tuve ou tunnel, selon sa capacit�; ou
- mobile, dispos� en vrac; le s�choir est alors du type tambour.
b) Tourailles. Un syst�me de ventilation forc�e assure le passage de l'air chaud, de bas en haut, au travers de la couche. Celle-ci doit �tre remu�e souvent, en raison de son �paisseur, pour assurer l'homog�n�it� de la d�shydratation.
(Source: Aveert, C., 1981)
L'air peut �tre recycl� ou non en fin de s�chage. Ce mat�riel permet de traiter diverses esp�ces fruiti�res qui doivent cependant �tre peu sensibles � l'�crasement (pommes, noix de coco, par exemple). Le sch�ma de fonctionnement de ce type d'appareil est indiqu� � la figure 37.
Selon leur conception et leur degr� de d�veloppement, les tourailles permettent de s�cher des quantit�s de produits moyennes � fortes. Plusieurs mat�riels de cette cat�gorie sont illustr�s par les figures 38 � 41; leurs caract�ristiques sont r�sum�es dans le tableau 14.
Figure 36. S�choir mixte � ventilation �olienne
(Source: Brace Research Institute, 1975)
(Source: Kneule, 1959)
(Source: Kneule, 1961)
(Source; GRET, fiche T 301)
(Source: GRET, fiche T 359)
Tableau 14. Caract�ristiques de s�choirs � combustion (� convection)
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Types de s�choir |
Mat�riaux |
Capacit� (kg) |
Surface de s�chage |
Combustible |
Ventilation |
Temps de s�chage d'une charge |
Remarques |
|
Tourailles | |||||||
|
S�choir IRAT |
F�ts en t�le (gaine de chauffage) |
700-1400 |
6 m2 |
Bols ou bourres et coques de noix de coco |
6 �vents lat�raux de 9 cm de diam�tre |
22-26 h |
Remuer fr�quemment le produit a s�cher (valable �galement pour les deux autres mod�les de tourailles) |
|
S�choir ERLS |
F�ts 200 l (conduit) |
500-1000 |
7,4 m2 |
Bols ou fuel |
4 entr�es d'air lat�rales avec trappes 1 volet de r�glage d'entr�e d'air |
24 h |
Orientation telle que la plus grande dimension du s�choir soit parall�le � la direction des vents dominants |
|
S�choir � fum�e |
Bambou |
720-1200 |
50-56 m2 |
Coques et bourres de noix de coco |
Tirage par une tranch�e souterraine formant chemin�e | | |
|
Etuves armoires | |||||||
|
S�choir des �les Tonga |
T�le (f�ts de 200 l) |
1000 |
73 m2 |
id. |
A�ration � la partie sup�rieure de la chambre |
36 h |
Charger les �tages inf�rieurs. Apr�s 2-3 h, remuer le produit et placer les claies sur les �tages sup�rieurs. Recharger ensuite les claies Inf�rieures |
|
Tunnels | |||||||
|
S�choir Comessa |
Briques |
6000-7000 |
360 m2 (16 wagons de 15 claies de 1 × 1,50 m) |
Variable |
Ventilateurs (absorbent une puissance de 6 � 7 CV � 1 150 tours/mn) |
24 h |
Le chauffage de l'air n�cessite 120-150 kg de vapeur |
A. Plate-forme de s�chage
B. Foyer
C. Alimentation du foyer
E. Enceinte en bois
L'utilisation de mat�riaux locaux et la combustion de biomasse pour le chauffage de l'air diminuent consid�rablement le co�t de ces installations.
c) Armoires et �tuves. Ces deux types de s�choirs, tout � fait polyvalents, diff�rent par leurs dimensions; contrairement � l'�tuve, l'armoire est de petite taille et ne permet pas l'entr�e d'un op�rateur pour effectuer le chargement et le d�chargement des fruits � s�cher.
Par contre, dans les �tuves, les fruits sont dispos�s sur des claies qui sont elles-m�mes plac�es sur un chariot mobile. L'air circule de deux fa�ons diff�rentes (figure 42):
- soit parall�lement aux claies, ce qui permet le s�chage des produits par l�chage de ceux-ci. On parle alors de ventilation horizontale;- soit transversalement par rapport aux claies. Il s'agit dans ce cas d'une ventilation transversale.
Le premier syst�me de ventilation horizontale, illustr� � la figure 42, pr�sente l'avantage de comporter un dispositif isolant les claies les unes des autres. Ainsi, seul l'air sec traverse chaque claie, l'air humide �tant directement �vacu� apr�s s�chage des produits.
Les avantages et inconv�nients respectifs de ces deux types de circulation de l'air sont expos�s dans le tableau 15.
La figure 43 donne un exemple de s�choir type �tuve ou armoire construit avec des mat�riaux locaux et utilisant comme combustible des coques de noix de coco embo�t�es les unes dans les autres dans le foyer de combustion. Les �tuves et armoires peuvent cependant fonctionner avec divers combustibles: gaz, fuel, biomasse (coques d'anacardes), etc. Les caract�ristiques de ces s�choirs sont r�sum�es dans le tableau 16.
d) Tunnels. Les tunnels sont des �tuves de grande capacit� dans lesquelles des chariots charg�s de claies sont introduits et mus m�caniquement tout au long du s�chage (les chariots peuvent �tre mont�s sur rails). La circulation de l'air, �galement transversale ou horizontale, peut se faire soit dans le m�me sens, soit � contre-courant par rapport a la direction d'avancement des chariots.
Plusieurs ventilateurs et dispositifs de chauffage sont r�partis tout le long du tunnel, assurant la circulation et le chauffage de l'air. Seuls les tunnels � fonctionnement discontinu sont envisag�s ici.
Tableau 15. Avantages et inconv�nients respectifs des ventilations horizontale et transversale des armoires et �tuves de s�chage
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Ventilation horizontale |
Ventilation transversale |
|
Avantages | |
|
Polyvalence |
S�chage plus rapide |
|
Inconv�nients | |
|
Risque de surchauffe locale |
Applicable seulement aux produits formant une couche poreuse
perm�able |
Ces appareils sont tout aussi polyvalents que les armoires et �tuves cit�es pr�c�demment et permettent le s�chage d'une gamme vari�e de produits. Le principe des tunnels est illustr� � la figure 42. La figure 44 pr�sente un exemple de r�alisation de ce type de mat�riel, dont les caract�ristiques figurent au tableau 16.
e) Tambours (figure 45). Les produits � s�cher sont dispos�s � l'int�rieur d'un cylindre rotatif aliment� par de l'air pr�chauff�. L'agitation constante des produits implique la diminution des temps de s�chage et rend ce celui-ci plus homog�ne en facilitant le contact air chaud/produits. Des ailettes, situ�es radialement � l'int�rieur du tambour, assurent une meilleure r�partition des produits dans le cylindre et augmentent leur surface de contact avec l'air chaud. L'inclinaison du s�choir permet l'avancement des produits au cours du s�chage. Ce type de mat�riel est de conception simple et permet un s�chage acc�l�r�, mais il pr�sente l'inconv�nient de r�duire les produits en poudre ou de les �mietter. Il n'est donc utilisable que pour les fruits destin�s � une transformation ult�rieure en farine.
f) S�choirs � conduction. Dans ce cas, le s�chage des produits se fait par contact avec une surface chauff�e (bois, gaz, fuel, vapeur, biomasse).
Ce mode de s�chage pr�sente les inconv�nient suivants:
- risques de surchauffe locale;
- temp�ratures trop �lev�es pour les fruits � s�cher;
- s�chage trop rapide provoquant un durcissement ext�rieur et un roussissement du produit.
Il ne peut �tre appliqu� qu'� certains fruits, en particulier aux noix de coco et aux fruits secs comme l'anacarde et n'est, de ce fait, mentionn� que tr�s sommairement ici.
Tableau 16. Caract�ristiques des s�choirs a combustibles
| |
Capacit� (kg/24 h) |
Capacit� de s�chage (kg/m2/h) ou (kg/m3/h) |
Puissance sp�cifique d'�vaporation (kg d'eau/m2/h) ou (kg d'eau/m3/h) |
Consommation de vapeur (chauffage de l'air) (kg de vapeur/kg d'eau �vapor�e) |
Consommation �nerg�tique annexe (ventilation) (kWh/kg d'eau �vapor�e) |
Vitesse de l'air (m/s) |
Type de produit trait� |
|
Tourailles |
100 � 500 kg |
5 � 20 |
3 � 10 |
| | |
Fruits peu sensibles � l'�crasement |
|
Armoires Etuves a ventilation horizontale |
100 � 800 kg |
0,7 - 5 |
0,5 � 1,5 |
2,2 - 2,5 |
0,5-5 |
1-10 |
Tous fruits |
|
transversale |
1 � 2,5 t |
0,7 - 10 |
1 � 12 |
1,2 - 1,5 |
0,3 - 0,6 |
0,6 - 1 |
Tous fruits |
|
Tunnel |
1 � 5 - 6 t |
Fonction du type de ventilation |
Fonction du type de ventilation (0,15 � 12) |
0,4 - 6 |
4-7 | |
Tous fruits (grosses quantit�s) |
|
Tambour |
120 kg - 1,2 t |
5 � 50 |
5 � 30 |
0,9 - 2 |
0,7 � 10 (rotation du tambour � 0,2-0,5 m/s) |
0,3 - 3 |
Fruits non fragiles pouvant �tre r�duits en miettes |
|
Aire de s�chage |
20-100 kg |
0,5 - 15 |
5 � 15 |
1,5 - 2,5 |
Oui si agitation m�canique | |
Fruits pouvant supporter de fortes temp�ratures |
Figure 42. Modes de circulation de l'air dans les �tuves
On ne retiendra comme exemple que les aires de s�chage, surfaces planes fixes et chauffantes sur lesquelles on a dispos� les produits � s�cher. Ceux-ci doivent �tre remu�s constamment (manuellement au moyen de r�teaux ou m�caniquement) pour �viter tout ph�nom�ne de surcuisson.
Le tableau 17 donne quelques pr�cisions concernant les temps et temp�ratures de s�chage applicables aux diff�rents fruits, ainsi que la teneur en eau finale que l'on doit obtenir pour assurer une longue conservation.
Quelques proc�d�s de traitement des fruits en s�choir � combustibles sont indiqu�s ci-dessous � titre d'exemples. En effet, les temps de s�chage et les diff�rentes phases de d�shydratation d�pendent de nombreux facteurs, et notamment de l'�paisseur de la couche de produits � s�cher et de l'�tat hygrom�trique de l'atmosph�re. Il conviendra donc de les adapter aux conditions climatiques locales et au type de mat�riel choisi.
|
Pommes: |
En �tuve: | |
|
| |
1�re m�thode: |
5 � 6 h � 70°C, puis 10 h � 60°C et 80°C pour finir |
16 � 18 h en tout |
| |
2�me m�thode: |
commencer � 45°C, puis augmenter progressivement jusqu'� 70°C |
16 � 18 h en tout |
|
Raisins: |
Un jour au soleil puis en s�choir: | | |
| | |
commencer � 88°C et finir � 70°C, |
20 � 30 h en tout |
Figure 43. S�choir type �tuve de Tonga
(Source: Grenwood, B.E., 1976)
Figure 44. S�choir tunnel Comessa (Comores)
Figure 45. S�choir tambour
Ananas:
En �tuve:2 h � 71°C, puis
4 h � 54,5°C
Figues:
Passer progressivement de 45-50°C � 65-70°C
Abricots:
Trois phases:
a) 45-50°C (phase de fl�trissement) ou au soleil, puis
b) 70°C, et enfin
c) 80°C (air � 20 pour cent d'humidit�)
La dur�e totale est de 24 h au minimum. Il est pr�f�rable d'�taler l'op�ration sur 3 � 6 jours, en sortant les fruits du s�choir pendant 10 � 20 h entre chaque phase.
Bananes:
12 h � 70°C
Plantains:
D�buter � 45°C pendant 3 h, puis aller jusqu'� 55°C (4 h) pour obtenir une humidit� des cossettes de 25 � 30 pour cent, puis augmenter progressivement jusqu'� 60-65°C pour finir � 70-75°CLa dur�e totale est de 10 h
Mangues:
36 h au soleil (fl�trissement), puis
24 h en �tuve � 70°C
Anacardes:
3 � 8 h en �tuve � 60-80°C
Principe
Le triage a pour but d'�liminer, apr�s le s�chage, les �l�ments h�t�rog�nes pouvant nuire � la bonne conservation de l'ensemble des produits secs. Il peut s'agir:
- de morceaux racornis et grill�s ayant subi un s�chage trop pouss� (car trop petits ou soumis � des temp�ratures plus �lev�es que le reste des produits); et- de morceaux trop gros, rest�s mous et trop hydrat�s par suite d'un s�chage insuffisant.
Mat�riel
Celui-ci a �t� d�crit au chapitre 2, section 2.2.
Il existe un appareil simple mais capable de trier uniquement des produits l�gers: il s'agit d'un trieur pneumatique, sur coussin d'air, illustr� par la figure 46. Un ventilateur permet de cr�er un flux d'air ascendant sur le produit; les particules de faible densit� sont v�hicul�es par l'air vers une sortie plac�e � la partie sup�rieure du trieur, tandis que celles de plus forte densit� traversent le courant d'air et sont �vacu�es par une autre sortie plac�e � la partie inf�rieure.
Cette op�ration vise � uniformiser le degr� final d'humidit� de l'ensemble des produits secs. Ceux-ci sont empil�s dans des caisses de bois ou sur des claies pendant une � deux semaines au cours desquelles on effectue plusieurs brassages (manuels, dans le cas des claies, ou par transvasement des fruits d'une caisse � une autre).
Le ressuage peut s'appliquer � tous les fruits.
Principe
R�alis�e en tant que post-traitement, cette op�ration a pour but de r�duire certains fruits d�shydrat�s en poudre tr�s fine ou en farine. Seuls quelques fruits ayant une faible humidit� r�siduelle apr�s s�chage peuvent se pr�ter � ce traitement: bananes, plantains, ch�taignes apr�s d�corticage, dattes apr�s d�noyautage ou non.
Mat�riel
Certains broyeurs d�crits � la section 2.11 conviennent pour r�duire des fruits s�ch�s en poudre:
- Broyage manuel (pilon ou mortier);
- Broyage m�canique:
Broyeur � marteaux;Broyeur � meules (figure 47);
Broyeur � cylindres: le produit � broyer est introduit entre deux cylindres parall�les, lisses ou cannel�s, tournant en sens inverse et dont l'�cartement est fonction de la granulom�trie du produit fini que l'on veut obtenir (poudre, semoule).
Cette �tape a pour but d'�liminer les particules trop grosses obtenues apr�s broyage et d'homog�n�iser la granulom�trie du produit fini.
La noix de coco r�p�e doit �galement subir un tamisage afin d'�liminer toutes les brisures et les particules trop grosses. Le mat�riel utilis� a �t� d�crit dans la section 2.13.
Principe
Le mondage, appel� �galement d�pelliculage, consiste � supprimer la peau externe de certains fruits, notamment des anacardes. Cette op�ration est facilit�e par la faible adh�rence de la pellicule � la chair du fruit apr�s s�chage.
Mat�riel
L'op�ration peut s'effectuer en utilisant:
- une mondeuse � tambour (figure 48a). Un cylindre rotatif garni d'abrasif doux, ou simplement d'un grillage, permet de r�aliser cette op�ration. On nettoie l'appareil par un jet d'air comprim�;- un d�pelliculeur m�canique � c�nes (figure 48b). Les fruits � traiter sont vers�s dans un entonnoir rev�tu int�rieurement de brosses et comportant en son centre des c�nes rotatifs ayant pour effet de frotter les noix d'anacardes contre les brosses;
- un d�pelliculeur � douches de vapeur (figure 48c). Un seau contenant les anacardes est soumis � deux jets de vapeur de sens oppos�s qui provoquent le d�collement de la peau des fruits. Le seau peut �tre agit� en appuyant sur le serpentin de vapeur qui joue le r�le de ressort. Cette m�thode a l'inconv�nient de provoquer un brunissement des anacardes; ou
- une tr�mie mondeuse � air comprim� (figure 48d). Le principe est le m�me que celui de l'appareil pr�c�dent, mais le brunissement est �vit� en utilisant de l'air comprim� au lieu de vapeur.
Figure 47. Broyeur � meules
Cette �tape sera trait�e de fa�on d�taill�e au chapitre 8. On se bornera � dire que les emballages pour fruits s�ch�s doivent remplir diff�rentes conditions:
- conditions techniques. Les fruits s�ch�s sont des produits hygroscopiques et oxydables qui doivent �tre conserv�s � l'abri de l'humidit� (pour �viter tout risque de prolif�ration microbienne), de la lumi�re et de l'oxyg�ne (pour emp�cher la d�coloration des pigments, l'oxydation des vitamines, le rancissement des lipides) et de temp�ratures trop �lev�es (qui favorisent le rancissement des graisses et la perte des ar�mes volatils);- conditions m�caniques. L'emballage doit prot�ger les fruits contre les chocs;
- conditions �conomiques. Son co�t doit �tre peu �lev� par rapport � celui du contenu;
- conditions commerciales. Le produit doit �tre d'aspect attrayant, l'emballage transparent et si possible l�ger.
Diff�rents types de conditionnement peuvent �tre envisag�s:
- des sacs de coton ou jute (pour les fruits s�ch�s les plus stables et peu hygroscopiques);- des pellicules cellulosiques: cellophane (protection m�canique faible, mais prix modique);
- des sachets de poly�thyl�ne, de polyvinyle, de rilsan (ralentit le rancissement des fruits s�ch�s, donc prot�ge leurs qualit�s organoleptiques);
- des bo�tes de bois avec rev�tement int�rieur de papier;
- des bo�tes de carton;
- des bocaux de verre (lourds et on�reux) ou des bo�tes de fer-blanc pour les produits plus fragiles n�cessitant une imperm�abilit� totale de l'emballage � la vapeur d'eau.
Figure 48. Mondage des anacardes
Tableau 17. Temps et temp�ratures de s�chage des fruits
|
Fruits |
Temp�rature maximale |
Humidit� finale |
Taux de s�chage = poids de fruits frais pr�par�s: poids de fruits secs |
Temps (S�chage naturel am�lior�) |
Temps (Etuve) |
|
Mangues |
70°C |
14% |
8 |
5 j |
24 h |
|
Abricots |
65°C |
15 � 18% |
5 |
1-4 j |
10-12 h |
|
Noix de coco |
70-88°C |
3% | |
|
45 mn (touraille), 25-30 mn (�tuve) |
|
Pommes |
70°C |
20 � 24% |
5-7 | |
16-18 h |
|
Dattes |
70°C (50°C suffisent pour les dattes non m�res, 35°C pour les m�res) | |
|
Quelques jours |
|
|
Raisins |
88°C |
15-17% |
3 |
7-14 j (� l'ombre) |
|
|
Kakis | | | |
A l'ombre | |
|
Bananes Plantains |
75°C |
6 � 8% |
10 | | |
|
Bananes |
70°C-90°C en fin de s�chage |
15-20% | | |
10-12 h |
|
Litchis |
70°C |
|
| |
30 h (Tunnel) |
|
Ananas |
70-75°C |
|
3,7 | |
6-12 h |
|
Figues | |
20% |
3 |
2-4 j |
D�conseill� |
|
Ch�taignes | |
10% | | |
48 h (20 j sur un plancher ajour� avec un feu dessous) |
|
Anacardes |
80°C |
7% |
| |
6-8 h |